Mali : Des champs-écoles pour aider les paysans

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Issa OUSSEINI

Le premier intitulé, «Intégration de la résilience au climat dans la production agricole pour la sécurité alimentaire» comporte trois composantes : la gestion intégrée des fertilisants ; la gestion participative des connaissances ; et la gestion des sols. Le deuxième projet vise l’amélioration des capacités d’adaptation  des producteurs aux changements climatiques.

Dans l’un comme l’autre projet, le paysan est fortement impliqué dans la production des connaissances et l’identification des outils d’interventions, selon Touré. Les techniciens ne viennent qu’en appui, notamment dans l’encadrement et le renforcement des capacités au niveau «des champs-écoles», qui constituent une invention typiquement malienne, d’après le panéliste dont l’exposé a pris fin avec la projection d’un film documentaire de 7mn, qui montre le succès de la trouvaille.

M. Alamir Touré a partagé ces expériences au cours une session qu’il a animée, le vendredi 2 décembre, au cours de la 17è Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Durban, en Afrique du Sud.

Le fonctionnaire malien a introduit son sujet par une présentation de son pays, parlant notamment de ses potentialités agricoles et de ses handicaps, pour mieux souligner comment la détérioration progressive du climat comporte des graves incidences sur les systèmes de production agricole.

Selon lui, cette détérioration du climat se traduit par entre autres signes une baisse drastique des précipitations, d’année en année et des températures de plus en plus élevées. Il donne des chiffres. «Entre 1971 et 2000, les hauteurs de pluies ont baissé d’environ 20 pour cent», a-t-il déclaré, annonçant des prévisions encore plus alarmistes pour les années à venir.

Les températures connaîtront des augmentations de l’ordre de 2,71 à 4,51 C° et on assistera dans le même temps à une diminution des précipitations à hauteur de 11%, a-t-il ajouté.

Ces perturbations climatiques rendent hypothétique toute prévision, selon lui. Elles provoquent des variations concernant les dates de démarrage et de fin des saisons et parfois des poches de sécheresses en pleine campagne agricole. Conséquence, les niveaux de production agricole s’amenuisent mais plus grave encore, elles favorisent une concentration insoutenable de l’agriculture dans les seules zones humides du pays. D’où l’intérêt des projets lancés.

 

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