Adaptation au Changement Climatique : Utilité de la prévision météorologique

E-mail Print PDF

Un pays comme le Kenya, va particulièrement souffrir des effets des variations climatiques, à en croire un spécialiste comme le Dr. Khalil Timany de la Commission de l’Union africaine. S’exprimant le samedi 3 décembre 2011, à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tient à Durban depuis le 29 novembre, le spécialiste de la Commission de l’Union africaine, a indiqué que les prévisions des scientifiques annoncent pour le pays de Mwai Kibaki, d’importantes précipitations du fait des changements climatiques. Il a ajouté que ce pays va connaître des inondations qui vont gravement affecter les populations, en particulier celles qui vivent dans les vallées. Il va falloir donc s’attendre à reconstruire les habitats détruits par les eaux de ruissellement. Dans le même temps, les zones montagneuses seront confrontées au phénomène de la désertification, qui nécessitera un travail de reboisement, selon lui.

Cette situation démoralisante a été mise en parallèle avec les expériences encourageantes qui sont menées au Mali et mises en œuvre par des exploitants de gomme arabique. D’après M. Timany, l’initiative de ces paysans maliens permet  non seulement dereboiser les terres dégradées, mais contribue aussi à créer des emplois et à générer des ressources financières.
Concernant l’approche de l’UA dans la gestion des risques et des catastrophes, le fonctionnaire international a souligné l’existence d’un programme sur le climat et l’environnement, tout en souhaitant la création d’une plate-forme africaine sur ces préoccupations. Pour lui, l’ampleur des dégâts causés par les catastrophes est due souvent au fait que les décideurs politiques mettent du temps à prendre les décisions qui s’imposent lorsqu’il s’agit de réduire les risques.
Cet avis est partagé par Alhassane Adama Diallo, Directeur général du Centre africain pour les applications météorologiques au développement (ACMAD, selon l’acronyme anglais), qui a présenté les dégâts causés ces dernières années par les catastrophes au niveau mondial, puis africain, chiffres à l’appui. Dans les catastrophes enregistrées sur la période concernée, les inondations représentent 33% contre 5%  pour les sécheresses. Mais du point de vue des pertes occasionnées, elles sont de l’ordre de 30% pour les sécheresses contre environ 10% pour les inondations.

Sur le continent africain, 96% des catastrophes sont provoquées par des perturbations hydrologique et météorologique, d’après le panéliste qui déplore des décès importants. Diallo a poursuivi ses explications en soulignant comment le changement climatique dérègle les calendriers agricoles, accroit la sévérité des catastrophes et aggrave la vulnérabilité des populations les plus démunies.

M. Alhassane Diallo a ensuite présenté les différents produits élaborés par l’ACMAD pour aider les communautés africaines à mieux se défendre contre lesdites catastrophes. Entre autres, il s’agit d’un bulletin sur les risques d’inondations qui est élaborée en collaboration avec la Croix Rouge, d’un autre bulletin climat et santé portant précisément sur la malaria et d’une prévision saisonnière des précipitations.

Bref, on peut dire que cette session organisée dans le cadre du COP 17, a été une nouvelle occasion de revisiter les politiques et les pratiques en cours sur le continent en matière gestion des risques et catastrophes liées au changement climatique, mais aussi de mieux faire l’importance des applications météorologiques dans ce domaine.
Issa OUSSEINI

 

Facebook


ZFacebook - Free Version
  • Photo Title 1
  • Photo Title 2
  • Photo Title 3
  • Photo Title 4
  • Photo Title 5