Au-delà de l’éthique : Le développement s’allie à la préservation

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Moustapha SENE

A cet instant crucial où l’avenir du monde et du continent africain va se jouer pour beaucoup durant la dernière semaine des négociations internationales de Durban,  il faudra surtout se convaincre que non seulement l’Afrique demeure la grande oubliée du régime international sur le climat, mais aussi que c’est en raison de modes de vies en vigueur dans les pays industrialisés du Nord et  leurs modèles de développement basés sur une utilisation quasi-minière des ressources naturelles de la planète et notamment de combustibles fossiles (charbon, pétrole etc.) et une économie arrimée à une production industrielle de masse que  se sont crées les importants déséquilibres climatiques dont l’Afrique est la première victime.
La double responsabilité des pays industrialisés et la double obligation que cela leur incombe sont bien définies dans un nouveau document de position largement diffusé par le réseau « Climat & Développement» regroupant  plus de 210 organisations de la société civile principalement africaines.

La première obligation incombant aux pays développés, c’est qu’ils doivent réduire de façon drastique et immédiate leurs émissions des gaz à effet de serre (de 40% au minimum en 2020 par rapport à l’année de référence qui est l’année 1990). Ces pays devront ensuite et c’est leur seconde et moindre obligation,  soutenir fortement par des flux financiers et technologiques, les pays en développement dans leurs efforts pour faire face aux changements climatiques et pour limiter  leurs émissions de gaz à effet de serre.

Faire face, c’est s’adapter, comme disent les experts spécialistes en négociations «Climat». Or comme l’a montré le Dr  Jean Philippe Thomas qui a dirigé le Programme Energie de l’Ong sénégalaise Enda Tiers monde :  «Si tout le monde s’accorde sur le fait que ne pas se soucier des effets des changements climatiques peut compromettre les objectifs de développement, à l’inverse faire de l’adaptation en dehors du développement ne serait pas durable. Le lien avec le problématique du développement semble incontournable, cela inclut la manière dont les populations intègrent les changements de leur environnement et de leurs conditions climatiques et environnementales, font appel aux connaissances, aux savoirs faire et aux expériences accumulées face à de nouvelles conditions climatiques. Ce qui n’est pas une nouveauté et ne résout pas le problème ».

 

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