Adaptation en Afrique australe : 4 organisations à la ligne de front

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Par Issa OUSSEINI

Quelles sont les initiatives en cours en Afrique australe en matière d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique et comment sont-elles conduites ? Cette double interrogation a trouvé des éléments de réponses à travers une session conjointement animée, le vendredi 2 décembre, par quatre panélistes représentant le Fonds des Nations unies pour l’alimentation (FAO), le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le Marché commun d’Afrique orientale et australe (COMESA) et la Confédération des agriculteurs de l’Afrique australe (CAAA).
Les quatre structures interviennent sur les questions d’atténuation et d’adaptation en Afrique dans une dynamique globale. Les efforts qu’elles déploient sur le terrain visent à emmener les paysans à adopter des pratiques culturales innovantes, qui allient la gestion rationnelle des eaux et des forêts, le recours à de nouvelles variétés de semences et à des pesticides moins polluants ainsi que la conservation durable des sols.
Selon le représentant du Nepad, qui s’est référé au Programme détaillé de développement de l’agriculture (PDDA) élaboré par son institution au profit du continent, «l’agriculture innovante vise à assurer la sécurité alimentaire et en eau des populations, surtout les plus vulnérables, face aux effets du changement climatique».
Concernant sa mise en œuvre au niveau des pays de la zone, il a cité quelques bons exemples comme la Zambie, l’Ouganda, la Tanzanie, etc., où des paysans sont parvenus à améliorer sensiblement leurs productions agricoles et à conserver durablement la productivité des sols.
L’Afrique est présentée par les experts comme le continent le plus affecté par les effets pervers du changement climatique. Parmi les secteurs les plus éprouvés par les perturbations climatiques figure l’agriculture, qui se trouve être la principale activité de l’écrasante majorité des populations africaines.
L’agriculture est menacée de disparition, et en conséquence, la vie des populations, car les productions agricoles ne parviennent plus à couvrir les besoins alimentaires. Face à cette situation, des mesures d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, sont mises en œuvre en différents endroits du Continent, pour permettre d’améliorer les productions agricoles et assurer la sécurité alimentaire des populations.
Pour le représentant de la Confédération des agriculteurs de l’Afrique australe, les initiatives pour aider les producteurs à faire face au changement climatique sont louables mais les réflexions en matière de défi à relever dans ce cadre doivent être approfondis à Durban. Il pense qu’il ne faut surtout pas se focaliser uniquement sur les parties prenantes et perdre de vue les agriculteurs dans le cadre des discussions.
L’idéal, selon lui, serait de disposer d’une plate-forme pour une meilleure prise en compte des voix et des perspectives des paysans. Mais aussi un engagement fort par rapport aux financements des initiatives d’atténuation et d’adaptation qui sont menées, en vue de leur pérennisation. Une autre recommandation forte du panéliste membre de la Confédération des agriculteurs de l’Afrique australe, c’est de promouvoir la bonne gouvernance des ressources à travers une responsabilisation des tous les acteurs. C’est une nécessité impérieuse, car «l’agriculture est le fondement de l’économie de toute l’Afrique», a-t-il souligné.

 

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