Mobilisation de la société civile africaine pour le respect des engagements financiers

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Issa Ousseini

«La mobilisation de la société civile africaine à cette 17e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique vise comme principal objectif la sauvegarde de la planète dangereusement menacée par les émissions de gaz à effet de serre qui ont actuellement atteint des proportions inquiétantes», déclare l’activiste de la société nigérienne, responsable du Comité national de coordination des ONG et Associations de développement sur la désertification,  Salifou Assane.
«Depuis que nous sommes là, nous n’avons eu cesse de nous concerter entre acteurs venus de différentes horizons de l’Afrique autour de cette préoccupation», ajoute Assane, qui se dit toutefois sceptique quant à une quelconque évolution de la position des pays industrialisés, qui constituent les grands pollueurs. «Si les positions sont restées figées à Copenhagues, ce n’est pas parce qu’il y a eu un semblant d’avancées à Cancun, qu’il faut s’attendre à un miracle à Durban», estime-t-il.
Selon lui, le terrain sur lequel la société civile africaine concentre actuellement ses efforts, c’est celui de concrétisation des engagements financiers pris par les pays développés pour aider les pays pauvres à atténuer et à s’adapter aux effets du changement climatique. «Nous luttons pour notamment la mise en place du Fonds vert climat et pour faire que tous les programmes environnementaux des pays industrialisés prennent en compte les aspirations et attentes des pays pauvres affectés par le changement climatique. Surtout que dans lesdits pays la jeunesse est la couche qui paie un lourd tribut des perturbations liées à la dégradation de l’environnement», précise Assane.

Dans ce combat, qui doit normalement fédérer toutes les énergies à travers une vision unique, l’activiste de la société civile nigérienne déplore malheureusement des incohérences dans la démarche des Etats africains. «Tout en prétendant défendre la position commune à l’Afrique, certains Etats qui ont atteint un niveau de développement appréciables adoptent à l’occasion de ces négociations des postures qui ne sont pas de nature à conforter la position officielle», constate-t-il, se référant aux pays africains dits émergents.
«Dans cette course effrénée pour l’industrialisation, ce sont les pays pauvres qui paient la facture salée, car ce sont leurs population qui sont les plus exposées aux catastrophes naturelles liées au changement climatique comme les sècheresses et les inondations», explique-t-il, soulignant la nécessité de mobiliser et de mettre rapidement à la disposition des pays pauvres les financements annoncés dans le cadre des négociations climatiques.
«Seuls ces financements peuvent leur permettre d’initier des actions pour atténuer les effets du changement climatique et mettre en œuvre des stratégies d’adaptation appropriées aux perturbations climatiques et promouvoir leur développement», indique Assane, qui promet une poursuite de la lutte des activistes africains en vue d’emmener les grands pollueurs à respecter leurs engagements.

 

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