Défense du Protocole de Kyoto : Le Sénégal mécontent de la Chine

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Le Sénégal n’est pas disposé à voir que la situation de la Chine puisse être un élément d’échec pour les négociations de Durban sur les changements climatiques.

Par Mohamend GUEYE

Le Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye a réaffirmé avec force le mardi 6 déc. 11, à Durban, la volonté de son pays de voir se prolonger le Protocole de Kyoto, et surtout, sa transformation en un engagement ayant des contraintes légales, qui feront que les plus grands pays pollueurs seront obligés de se soumettre à des taux d’émission de gaz à effet de serre chaque fois plus réduits. Ce message, il l’avait délivré lors de la session plénière de la Conférence de Durban, organisée par les Nations Unies dans le cadre des négociations sur les changements climatiques, présidée par le président Sud africain Jacob Zuma, en présence du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon, ainsi que d’une dizaine de chefs d’Etats et de gouvernement des pays d’Afrique et du Pacifique, principalement.

Mais le même message, M. Ndiaye a tenu à le rappeler à la trentaine d’experts sénégalais qui ont fait le déplacement de Durban, pour défendre les multiples implications du dossier des changements climatiques pour le Sénégal. Il a rappelé que le Sénégal, qui connaît des très sérieux problèmes d’érosion le long de ses côtes, qui a vu certaines de ses iles, et certaines cités disparaître sous les coups de boutoirs de la mer, ne peut se permettre de rester insensible face aux menaces contre le Protocole de Kyoto.
Et il a demandé à ces experts que, dans le cadre de leurs travaux dans les commissions, ils tiennent le langage de la vérité à leurs homologues, pour faire avancer les choses. Souleymane Ndéné Ndiaye dit comprendre que certains pays développés soit offusqués de voir que la Chine se retrouve toujours au sein du Groupe des 77, qui comprend les pays les plus pauvres de la terre, et qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes que les pays riches. Il a notamment déclaré : «Il y a des choses que nous les politiques ne pouvons dire, parce que nous sommes soumis à une réserve diplomatique. Mais vous les experts, dans les commissions, vous devez pousser vos collègues des autres pays à se rendre compte que certaines choses ne doivent pas continuer pour longtemps. Il n’est pas normal de mettre ensemble des pays comme le Sénégal, Kiribati, et le Mali. Nous n’avons pas les mêmes niveau de pollution, et ne pouvons avoir les mêmes responsabilités dans la dégradation de l’atmosphère».

Le Premier ministre sénégalais a ainsi ajouté que cette question de la Chine ne devrait pas mener les négociations de Durban à un échec, parce que les pays d’Afrique ne sont pas disposés à accepter cela.

 

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