DESASTRES ECOLOGIQUES : La volonté politique se dispute avec les changements climatiques

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Dans la plupart des cas, les désastres écologiques qui surviennent dans les pays du Sahel ou dans la Corne de l’Afrique, sont dus aux conditions économiques des pays plutôt qu’aux changements climatiques, même si ces derniers ne sont pas totalement exempts. C’est la conviction de la Directrice du Bureau des Nations Unies chargé des désastres naturels, Mme Margareta Wahlström.

Par Mohamed GUEYE

Les gouvernements des tous les pays du monde doivent se donner la main pour travailler à réduire fortement, sinon à éliminer, les incidences de vulnérabilité de aux changements climatiques dans le monde. La représentante du Secrétaire générale des Nations Unies, en charge du Bureau chargé de la réduction des désastres naturels et climatiques (UNISDR), Mme Margareta Wahlström, l’a déclaré le mardi 6 décembre 2011 à Durban, en marge de la 17ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Mme Wahlstrom a souligné que depuis un certains nombre d’années, les catastrophes écologiques qui frappent certains pays, aussi bien dans le Sahel que dans la Corne de l’Afrique, ont autant à voir avec les changements climatiques qu’avec les problèmes de développement.
Elle a indiqué par ailleurs, que cette thèse a été confirmée par le rapport publiée lors de la Conférence de Durban par l’Organisation des Nations Unies chargés de la questions des changements climatiques, l’UNFCCC, qui a démontré que les désastres écologiques qui ont dernièrement frappé plusieurs pays, en Afrique et dans le monde, étaient directement liés à des changements climatiques.

Maintenant, les effets sur les différents pays ont plus à voir avec le niveau de développement des uns et des autres. Ainsi, des inondations en Europe ou aux Etats-Unis, même s’ils ont à la base, les mêmes causes que celles qui touchent l’Afrique de l’Ouest, ne sont pas ressenties de la même manière, parce que les pays n’ont pas le même niveau de développement.
Cela a permis à Mme Wahlström de poursuivre en affirmant que plusieurs catastrophes qui affectent certains pays d’Afrique tiennent plus à des questions de développement, qu’à des catastrophes naturelles. Elle explique que les questions liées au manque à la sécheresse, ou même à la famine, sont à lier à la répartition des richesses des pays, et à l’établissement des priorités. C’est pourquoi, souligne-t-elle, «nous travaillons en collaboration avec des ministères comme ceux des finances, de l’agriculture, de la santé, ou des infrastructures. Parce que souvent, certaines catastrophes sont plus liées à des questions de développement qu’à un quelconque manque de ressources».
La preuve, depuis un certain temps, le niveau de croissance économique de plusieurs pays africains s’est nettement amélioré, et les populations ont de plus en plus accès à de nombreuses commodités. C’est d’ailleurs pour cela que la représentante du Secrétaire général des Nations Unies s’est félicité de la forte urbanisation des pays d’Afrique.
Mme Wahlström s’est exprimé en marge d’une table-ronde organisée par son institution, en collaboration avec l’Union africaine et des Parlementaires africains, sur la question des Changements climatiques et la gestion des désastres écologiques. Elle a souligné que son agence était un petit bureau, sans beaucoup de personnels, et qui s’appuyait souvent sur l’expertise des scientifiques à travers le monde, et des organisations régionales de par le monde.

 

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