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Africanbeats@Dakar11 - N° 01 - Samedi 05  février 2011


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Bulletin quotidien publié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest et ENDA avec la collaboration de IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien, le CESTI, à l’occasion du Forum social mondial 2011 de  Dakar .

 

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You are receiving this message because you are on the Social Forum mailing list of the Panos Institute West Africa (PIWA  http://flamme.panos-ao.org). Journalists sponsored by PIWA and ENDA in collaboration with IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien,  CESTI,  are covering the World Social Forum (FSM) 2011 that is currently taking place in Dakar, Senegal.

 

Articles in English and French

 

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FLAMME D'AFRIQUE A DAKAR AU FORUM SOCIAL MONDIAL 2011: Les autres voix de l'Afrique

 

Né d’un partenariat entre l’IPAO, ENDA et le Forum social africain en 2004, Flamme d’Afrique a ainsi couvert différentes éditions du Forum Social : Mumbai (2004), Porto Alegre (2005), Bamako (2006), Nairobi (2007), Belém (2009). Flamme d’Afrique s’est aussi enrichi d’une production radio, Flamme d’Afrique audio, dont les production sont disséminées aux radios partenaires par des envois électroniques, et mis en ligne sur le site Panos audio pour téléchargement. L'IPAO, ENDA et le Forum social africain sont partis du constat que les organisations africaines sont d'une part, généralement peu représentées lors des Forum Sociaux en comparaison à d'autres régions et, d'autre part, si elles participent, leurs actions sont souvent peu visibles non seulement auprès des participants du FSM mais aussi des populations africaines. Flamme d'Afrique apporte une réponse concrète et efficace à cette carence.

 

Flamme d'Afrique à Dakar

Pour son édition 2011, En plus du quotidien distribué pendant toute la durée du Forum sur les lieux du FSM mais aussi dans toute le pays, Flamme d'Afrique utilisera toutes les potentialités des nouvelles technologies en créant une plateforme multimédia (http://flamme.panos-ao.org) qui accueillera des émissions radio, des vidéos, des articles et des photos. Un bulletin électronique permettra encore de démultiplier les informations, les émissions radio en langues locales toucheront des populations africaines jusque là jamais ciblées lors des Forums sociaux et des débats renforceront l'action de l'IPAO et de ENDA pour que les organisations du Forum Social utilisent davantage la communication comme stratégie et non comme outil.

 

 

 

Une opportunité pour l’Afrique

 

Taoufik Ben Abdallah, coordonnateur du Forum Social Africain souhaite que  l’Afrique profite de la crise financière qui frappe les grandes puissances économiques et les pays émergents qui cherchent leur place dans le pouvoir politique mondial.

«L’Afrique doit profiter de cette nouvelle configuration du monde pour être partie prenante du savoir, de la technologie et promouvoir ses intérêts sur l’échiquier mondial » a –t-il souligné, jeudi, lors d’une session de formation  des journalistes  couvrant le Forum Social Mondial (FSM).

Il a estimé que l’Afrique doit avoir sa propre lecture de la crise pour pouvoir faire face aux  enjeux géopolitiques.

L’avènement  de  nouvelles puissances émergentes  comme le Brésil, l’Inde, la Chine offrent ainsi une opportunité à l’Afrique de prendre son destin en main. L’Afrique, à en croire M. Ben Abdallah «  va-t-elle valoriser ses matières premières ou sera-t-elle un éternel fournisseur et exploité ».  Quelle est la place de l’Afrique dans ce monde donc ? Le Forum Social Mondial de Dakar prévu du 6 au 11 février tentera de répondre à cette question.

 

 

 

Des journalistes formés  sur les thématiques du Forum social mondial 2011

 

L’équipe de Flamme d’Afrique a participé  du 3 au 4 février 2011 à un atelier de formation au Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Informations (Cesti).

Un groupe aussi diversifié que sont les supports médiatiques retenus: la presse écrite, la radio et le site internet. L'équipe est composée non seulement de journalistes sénégalais mais aussi de confrères venus du Bénin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de Guinée, du Kenya, du Niger, du Nigeria et du Togo, pour une diversité linguistique, qui comprend le français, l’anglais et l’arabe.

Il était question au cours de l’atelier de permettre une meilleure assimilation des différentes thématiques qui seront abordées au cours du FSM, notamment la question des industries extractives, les relations pays émergents-Afrique, le cas de la Chinafrique,  les migrations et droits des migrants, et migrations et développement, les problèmes fonciers et l’accaparement des terres en Afrique et le changement climatique.

Les participants ont par ailleurs été édifié sur  l’historique du Forum social mondial, la portée,et les enjeux du rendez-vous de Dakar.

 

Plus loin dans le dialogue pour la structuration des réseaux

 

La deuxième édition du forum mondial science et démocratie(Fmsd)  vient de se  tenir à Dakar  autour du  thème  «Education scientifique : appropriation et enjeux d’éducation universelle» . A cette occasion, le Fmsd s’est donné pour ambition d’aller plus loin encore dans le dialogue de la structuration de réseaux, mais aussi d’identifier les plaidoyers qui pourraient être  mené conjointement et enfin définir l’agenda voir le programme commun entre les acteurs et organisations impliquées.

 

« Il nous faut ensemble définir des perspectives de coordinations, de coalitions, de réseaux potentiels entre nos différentes structures. Notre approche  ne sera en aucun cas normative. Il ne s’agira pas d’imposer quelque chose que ce soit aux chercheurs, aux institutions ou aux mouvements sociaux ». Explique Fabien Piasecki, coordinateur à la Fondation Sciences Citoyennes (France) et membre du Secrétariat international du forum mondial science et démocratie à l’ouverture du forum.

 

Selon lui, cette structure  est le « résultat d’une initiative lancée en 2007, le forum mondial science et démocratie est une réponse au manque de dialogue politique entre les institutions scientifiques et les acteurs socio sur les enjeux contemporains entre les sciences et nos sociétés ».

Cette  réflexion a abouti à un appel  définissant les grandes orientations politiques d’un processus permanent et inclusif réunissant une grande diversité d’acteurs (mouvements socio, universitaires, scientifiques, institutions, enseignants, ONG ...)

 

Promouvoir la sécurisation des terres et non la vente

 

Beaucoup de  pays africains connaissent des difficultés dans la gestion des terres avec différentes formes d’expropriation des populations de leur terre.

Et pour l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) il s’agit d’un «accaparement des terres en Afrique» par des pays d’Asie, du Moyen Orient qui disposent aujourd’hui près de 5,6 milliards ha hors de leur territoire.

Une situation que ce forum d’association  dénonce  et en appelle à une mobilisation de la société civile pour une prise de conscience des autorités des pays  africains afin que la sécurisation des  terres soit assurée.

Selon le secrétaire exécutif de IPAR , M. Cheikh Oumar,  face à la question de l’accaparement des terres en Afrique de l’ouest la CEDEAO est entrain d’étudier la mise en place d’un observatoire sur ces pratiques foncières. Cet observatoire va militer en faveur de législations qui intègrent certes le besoin d’ouverture des pays de la région vers l’extérieur, puisqu’il y a un besoin d’investissement pour l’agriculture ; mais elle veillera surtout à la question de la sécurisation foncière pour la survie des populations agricoles locales.

 

Adoption d’une charte mondiale  des migrants

 

Lancée depuis 2006, à Marseille en France, la charte mondiale des migrants a été adoptée hier, à Gorée  au Sénégal  par les réseaux d’émigrés venus de différents pays du monde.

Ces différentes organisations de migrants  ont décidé de profiter du Forum social mondial (Fsm) pour défendre cette charte. Les migrants veulent faire valoir à partir des difficultés auxquelles ils sont confrontés dans le monde, «le droit pour tous de pouvoir circuler et s’installer librement, sur la planète, et de contribuer à la construction d’un monde sans mur ». Via cette chartes ils  comptent également  «contribuer à la disparition de tout système ségrégationniste et à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire».

«Cette charte est une bonne chose pour non seulement l’émigrant, mais pour toute l’humanité. Elle ne doit pas dormir dans les tiroirs. Elle doit servir de document de plaidoyer pour que les choses changent positivement au plan mondial», a déclaré Ousmane Touré, président des associations des migrants au Mali .

 

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ENGLISH

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AFRICA FLAME IN DAKAR

AT THE 2011 WORLD SOCIAL FORUM: Other voices from Africa

 

Born of a partnership between PIWA, ENDA and the African Social Forum in 2004, since then Africa Flame has covered different editions of the Social Forum: Mumbai (2004), Porto Alegre (2005), Bamako (2006), Nairobi (2007), and Belém (2009). Africa Flame has also been improved with the addition of a radio production, Africa Flame Audio, whose production is distributed to partner radio stations by electronic mail, and put online on the Panos Audio website to download. PIWA, ENDA and the African Social Forum have noted that African organisations generally are not very well represented during social forum in comparison to other regions and if they do participate, their action is not often very visible, not just among WSF participants but also among African people. Africa Flame gives a visible and effective response to this shortcoming.

 

Africa Flame in Dakar

For its 2011 edition, as well as the ‘Quotidien’ supplement distributed daily at the Forum on WSF sites and across the country, Africa Flame will use all the possibilities of new technology by creating a multimedia platform (http://flamme.panos-ao.org) with radio programmes, videos, articles and photos. An electronic bulletin will enable information to be replicated further, radio programmes in local languages will reach African people never targeted before during Social Forums, and debates will strengthen Panos lnstitute West Africa and ENDA action in order that Social Forum organisations will use communication more as a strategy and not a tool.

 

 

 

 

 

WSF: There is excitement in the air

 

 

As Senegal prepares to host the 2011 World Social Forum. there is excitement in

the air: Taxi,men qnd hotels are lqtely busy as more visitors arrive from,

different parts of the world: Africa Flame spoke to people in the capital city

Dakar: While many knew about the event some had not heard about it

 

Lamine Coudialy; Barman «I first heard about the WSF from one of my customers; a Brazillian named Rialto. Later when more customers came they told me about the event. It is a good thing for for Senegal to host the event as it will bring in ,many visitors. I am optisimistic that we can achieve the theme of the forum which is another world is possible.It is a a question of ,mentality.:The forum is a place for people to meet and that is what the first president Sedar Senghor would have like»

.

 

Mr Ndiaye «I read about the forum on a flier next to the (Cheikh Anta Diop University of Dakar). The theme of the forum another world is possible can be achieved if politicians are fare».

 

Essouly DIEDHIOU (communication officer) «Yes i have heard about the forum. I heard about it at CACSUP (Centre Africain de

Complémentarité Scolaire Universitaire de Promotions). I think it is time to

have another world».

 

Pisco (student) «I didn't know about the forum. I think the theme another world is possible is good but only if governements eradicate economic crisis».

 

Max «Yes i have heard about the forum. I was informed about it at school. I also saw

fliers and someone preparing stands for the event. I think it will be

interesting for people to meet and share ideas».

 

 

 

Capacity building for editorial team of World Social Forum in Senegal

 

Ahead of this year’s World Social Forum (WSF) billed for February 6 and 11, 2011, in Dakar, Senegal, a two-day training progamme for senior journalists covering the forum begins tomorrow. The capacity building session, according to Hyppolite Dossou Yovo, Head, Radio Department, the Panos Institute West Africa (PIWA), is to prepare the editorial team for the challenge of providing comprehensive media coverage for the global gathering of social movements, networks, non-governmental organisations, and civil society groups opposed to neo-liberalism.

The forum is conceived as an open space for the convergence of ideas and proposals on how to create another world where capital will not dominate and rule people’s lives.

At the forum, many CSOs, coalitions and networks from all the world converge to raise their banners and in unison denounce neo-liberalism and make proposals for a new world where poverty will be eradicated and people will be the benchmarks of development, not growth of capital. The WSF was first held in Porto Alegre, Brazil from January 25 to 30, 2001.

The communication strategy for the WSF 2011 has mandated the editorial team to employ multi-channels of production and dissemination of information as events unfold at the forum.

Principally, the team will drive the Flame of Africa project, the newsletter of the forum initiated in 2003 by the PIWA.

 

 

 

Why Ghana community radio network isn’t at WSF?

 

“Another  World  is Possible”,   the slogan  of the World Social Movement is being chanted  in Dakar, Senegal.   Africa is hosting the 10th World Social Forum from the 6th to the  11th of February 2011.

Many  people from all over the world who share the view that a better world  can be created by the people  is possible are converging  on the Senegalese capital  for the event.   One group,  the Ghana Community Radio Network, GCRN is however not attending the Forum. Reason?  A  volunteer and trainer of the Network, Kofi Larweh told Africa Flame  that  GCRN is also organizing a similar event aimed at creating  what GCRN calls “Another  Media is Possible “.

‘’We are there (in Dakar) in spirit… events being organized in Senegal have direct effects on Africa.  All the same GCRN is not at the Forum because members are holding a roundtable  to convince the government to reconsider  its decision to allow district assemblies to operate  community radio stations.

The GCRN is concerned that community radio stations might  become   so much politicised that the community, the spirit  behind   community radio stations might die. Does GCRN have cause to worry?

Though local governance  is not supposed to be political , some assembly members  are being financed and supported  by political parties.  It is so glaring that there are moves to change the District Assembly laws to have  District Chief Executives elected in the future along party lines.

 

 

Land takeovers threaten MDGs in Africa

 

 

The global action plan to achieve the eight anti-poverty goals by the year 2015 may have become a mirage in Africa in the face of unprecedented takeover of arable land across the continent by rich foreign countries and businessmen. In what is now dubbed 'land rush', the systematic takeovers are equally posing serious threat to major new commitments for women's and children's rights and other initiatives against hunger and disease.

From Ethiopia to Senegal and from Mali to Nigeria, the story is the same about foreign countries who in the quest to guarantee food security for their citizens are literally taking foods away from the mouths of Africa's poor and vulnerable population. Reports are rife of acquisitions of vast acres of fertile farmlands by rich countries who use same to grow food that are freighted out of the continent.

 

The alarm on land rush was sounded in Senegal at a workshop organised by the Panos Institute West Africa (PIWA) as a prelude to the World Social Forum 2011. Titled "Land Issues: Monopolization of land in Africa", speakers drew attention to the emerging phenomenon which has seen oil-rich Saudi Arabia buying up fertile farmlands in one of the hungriest countries in the world, Ethiopia. In that country from which came for decades horrifying images of starvation and dying children and to which to this day rely heavily on food aid, Saudi Arabia has bought a sizeable share of 3 million hectares of fertile land with the rest going to other rich countries and wealthy businessmen. In Ethiopia's land millions of tomatoes, vegetables, wheat, rice and other crops are grown, only to be harvested and transported over 1,000 miles to the Middle East.

 

 

From Goree To Dakar, Loud Is The Voice Of Migrants

 

 

He has the vision. He has the passion. Oumar Diao, the Coordinator, World Assembly of Migrants is also articulate. The genuineness of his campaign against the abuse of the rights of migrants within and outside Africa has even attracted the sympathy of like-minds especially from Europe and Africa. They hover around him like bees and the honey pot.

The two-day World Assembly of Migrants held at Goree Island, Senegal became the right platform to exhibit this loyalty, sympathy and solidarity. Coming on the heel of the 10th edition of World Social Forum (WSF), which opens on Sunday at Cheikh Diop University, Dakar, rub off on the quality and size of participation at the Goree assembly which ended on a promising note on Friday.

In attendance were members of civil society organisations from major countries in Europe and Africa such as United Kingdom, France, Portugal, Germany, Morocco, Mauritania, Tanzania, Algeria, Togo, Benin Republic, Nigeria, and Cameroun. The list is inexhaustible and the movement is catching on with its mission.

Curtain drew on the first World Assembly of Migrants on Friday, February 4, 2010 with World Charter of Migrants, which Diao described as a breakthrough in the agitation for the protection of migrants rights. “I am really fascinated about the charter.” He declared shortly after the end of the assembly.

The charter, he insisted, “gives the voice to the migrants to express their opinions about their problems, their needs. I am very satisfied with the outcome because 60 per cent of the charter has been finalised and elaborated by the migrants and civil society organisations especially those working in Morocco and studying in Morocco. I am impressed by the solidarity songs with which participants closed the session because they reflected the unity of purpose and the resolve to push the campaign to a logical end.

 

 

Voir aussi sur le site web de Flamme d'Afrique: http://flamme.panos-ao.org

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EQUIPE REDACTIONNELLE

Comité éditorial

 

Coordinatrice générale : Sophie NICK

Rédacteur en Chef newsletter: Noël TADEGNON

Rédacteur en Chef presse écrite: Gérard GUEDEGBE

Rédacteur en Chef radio: Hippolyte DOSSOU-YOVO

 

Equipe Rédactionnelle

 

 

- Ousseini ISSA (Niger)

- Zéguéla BAGAYOKO (Cote d’Ivoire)

Priscille MOADOUGOU ( Cameroun)

Hamza NOMAO (Niger)

Souleymane BAH (Guinée )

Soumaila DAGNOKO (Mali)

Ibrahima BALDE (Sénégal)

Julia WANJIKU NDUNGU (Kénya)

Edwin Kumah DRAH (Ghana)

Said Ahmed El Badaoui (Sénégal)

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Linda BACH (Kénya)

Kabir Alabi GARBA (Nigeria)

Emmanuel MAYAH (Nigeria)

 

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Mamadou BARRY

Mamadou THIAM

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Photographe : Boubacar Mandemory TOURE

 

Webmaster : Noel Akakpo