Envoyer Imprimer PDF



Africanbeats@Dakar11 - N° 02 - Lundi  07  février  2011

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bulletin quotidien publié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest et ENDA avec la collaboration de IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien, le CESTI, à l’occasion du Forum social mondial 2011 de  Dakar .

 

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

You are receiving this message because you are on the Social Forum mailing list of the Panos Institute West Africa (PIWA  http://flamme.panos-ao.org). Journalists sponsored by PIWA and ENDA in collaboration with IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien,  CESTI,  are covering the World Social Forum (FSM) 2011 that is currently taking place in Dakar, Senegal.

 

 

Articles in English and French

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

Tous unis pour un autre monde possible

Des milliers de  participants au Forum Social mondial de Dakar, venus d'horizons divers ont défilé dans les rues de Dakar depuis le siège  de la Radio Télévision Sénégalaise (RTS)  avec comme point de chute  l'Université de Dakar en près de 2h 15min pour  la marche d'ouverture de la 11ème édition.

Parmi les invités de marque attendus à ce rendez -vous mondial ,l' illustre président de la République de Bolivie  Evo Morales, très engagé dans la lutte contre l'injustice sociale.

C'est sur  le campus universitaire  que le chef de l'Etat bolivien s'est associé au groupe de marcheurs.  Sur le parcours, quelques groupes culturels se sont également illustrés.

Les revendications politiques se sont invitées à la marche du FSM

La marche organisée dimanche à l’ouverture du   Forum social Mondial a été l’occasion pour plusieurs délégations participantes d’étaler des revendications  d’ordres politiques allant de l’autodétermination à la liberté d’expression en passant par la libre circulation des personnes.

L’Association des Marocains victimes d’expulsions arbitraires en Algérie (AMVEAA) présente  à la marche réclame le rétablissement dans leurs droits de plusieurs milliers de marocains expulsés illégalement du territoire Algérien. La tension entre le Maroc et l’Algérie existe depuis un certain nombre d’année et est exacerbée par le soutien accordé au Front Polisario par les autorités algériennes. C’est à cause de ce conflit qu’un grand nombre de marocains ont été obligés de quitter l’Algérie dans des conditions déplorables.

Une délégation du Sahara Occidental  avait comme slogan lors de cette marche: « le respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine, la liberté d’expression, un environnement meilleur ». « Nous revendiquons, l’autodétermination du Sahara occidiental qui  est la dernière colonie existante dans le monde actuel », clame Radhi Bachir le chef de la délégation.

La quarantaine de membres de la délégation du peuple Sahraouie espère profiter de l’opportunité offerte par le Forum Mondial pour organiser des discutions et des ateliers sur le Maghreb et le droit des peuples à l’autodétermination.

Pour sa part, la délégation des mauritaniens réfugiés au Sénégal depuis plusieurs décennies espère attirer l’attention de  la presse et de la communauté internationale sur leur sort afin qu’un geste soit fait pour le rétablissement des droits des communautés noires expulsées illégalement de leur pays il y a 21 ans.

« Nous sommes réfugiés au Sénégal depuis plus de 20 ans, le rapatriement qui avait commencé a été interrompu par le ministre mauritanien de l’intérieur. Nous demandons au HCR et à l’Etat du Sénégal de prendre leurs responsabilités », déclare Mamadou Wone, le responsable de la délégation des mauritaniens réfugiés au Sénégal.

Ce forum est à nous!

«Ce forum est à nous!» a lancé le coordinateur du Forum Social Africain, Taoufik Ben abdallah, à l’ouverture du Forum Social Mondial 2011 à Dakar.

«Pendant cette semaine, nous allons dire ce que nous pensons du monde, ce monde qui est aussi à nous», a - t -il  martelé .

«Nous voulons un monde où règne la liberté, la justice, où nous vivons en toute dignité», a ajouté Ben Abdallah.

Selon lui, les tunisiens, les Egyptiens, les ivoiriens, les guinéens  lancent un message fort «battons nous  pour qu’il y ait de la justice». Pour Taoufik Ben Abdallah,  le FSM  doit contribuer à changer le monde avant d’ appeler  à une prise de conscience. «Il ne faut plus qu’on permette à quiconque de nous faire du chantage, de prendre nos vie, c’est à nous d’agir, de changer le monde», a-t-il insisté.

Evo Moralès vante les mérites de la nationalisation

Le président bolivien,  Evo Moralès, a estimé dimanche à l’ouverture du FSM 2011 que ce forum est un cadre de mobilisation  pour lutter contre « le néocapitalisme, le néoimpérialisme, le néolibéralisme » et faire changer les choses. « Si nous ne voulons plus payer, alors il faut nous organiser comme ici au forum social. Car les peuples et les forces sociales organisées sont capables de libérer le monde », a-t-il dit.

Selon lui,  nos pays ont opter pour la nationalisation. «Une nationalisation constitutionnalisée». Celle là même qui prend en compte tous les services basiques (eau, électricité) et les ressources énergétiques et pétrolières du pays.

Résultat de cette nationalisation, la Bolivie affiche aujourd’hui au compteur des réserves publiques une balance  très excédentaire. 1700 millions de $ us (précisé la date)contre 10.000 millions de $ us.(précisé la date) Pour le président Bolivien, un autre monde est possible (slogan du forum) si « nos pays prennent en charge leurs politiques ».

 

Le Volontaire Awadi

Le célèbre rappeur sénégalais, Didié Awadi est active dans l’organisation du Forum Social Mondial de Dakar.  Avec son  tee-shirt de couleur jaune frappé de l’écriteau ‘’Volontaire FSM Dakar 2011’’ il était la cheville ouvrière du concert d’ouverture du FSM. Il est tantôt sur le podium pour aider les instrumentistes à accorder leurs violons, tantôt du côté du technicien chargé de manier le synthétiseur quelques mètres plus loin. «Le Forum Social Mondial est pour moi c’est un moment unique», a dit Awadi.

«Des leaders politiques qui croient aux  idéaux du Forum Social et qui viennent partager avec nous, on est heureux» a-t-il ajouté.

Pour Awadi, il faut qu’on arrive à proposer des idées africaines

 

 

 

 

 

---------------------------------------------------------

ENGLISH

------------------------------------------------------------

 

 

Today is Africa Day

 

 

As the World Social Forum 2011 enters its second day in Dakar Senegal, today has been chosen as African Day. With participants and organisations drawn from 123 countries, the special day devoted to Africa and Africans in Diaspora is expected to ensure that the host continent is not eclipsed.

Two days ago, African participants announced their entry into Dakar with colourful caravans. In line with the objectives of the Forum, the caravans which arrived from different parts of the continent, was a celebration of Africa's rich cultural heritage. After days of road trip, caravans arrived from Benin, Nigeria, Togo, Central Africa Republic, Cameroun and Mali. The Senegalese caravan flowed along a river to berth in Dakar. Yet others came from Niger and the Maghreb.

 

Flamme d'Afrique gathered that as Africa takes the centre stage at the World Social Forum, various events and panels have been lined up not only to highlight the most pressing issues facing the continent but also to amplify the slogan: "Another Africa is Possible", which is also the motto of the African Social Forum – a coalition of social movements organize to challenge dominant economic policies. The special day will be optimally utilized, to among other things, counter some of the negative images of Africa celebrated by the international media. Since the essence of the Forum is to serve as an open space for discussions of development issues, major debates and panel discussions today will focus also on how to appropriate natural and human capital resources to accelerate development on the continent. The presence and solidarity from Africa Diaspora will be another opportunity to address the brain drain phenomenon.

 

 

 

Carnival moods as Wolds Social Forum kicks off

 

A carnival mood engulfed the atmosphere outside the Radio Television Senegalese, close to the Great Mosque of Dakar. The air was pregnant with excitement as minutes ticked to 2pm, the official time set for the march to begin.

Thousands braved the scorching sun as they waited to take part in the epic march that attracted several dignitaries including Bolivian President Evo Morales. Morales was swamped by journalists as he joined a group from his country near the entrance of Cheikh Anta Diop University. At some point, the police formed a security ring around to keep off journalists and the crowd. Morales appeared relaxed and even fielded questions from journalists.

Security was tight. Hundreds of Senegalese policemen lined the streets where the marchers were going to pass through.

A group of Senegalese women under the banner Medina Women Association followed the policemen. They wore flowing purple, white and blue African attires with marching headgear.

The women carried a banner written in French (Non a la merchandise de l’agriculture) meaning say No to agriculture as a trade; they want agriculture to be a means to grow food to feed the masses.

Next in line came youth carrying a banner reading “Youth don’t sing, they digital in democracy. Salut to them in Tunisia and Egypt.

Dancers entertained the crowd along the way as they gyrated to Senegalese local tunes. One particular group calling itself De Sphinx wowed people with their nimble waists and flexible muscles.

Besides De Sphinx several other dance groups joined the walk. Some groups danced along the streets while others escorted the dancers to the final destination at University Cheikh Anta Diop.

Other groups participating in the march included the CGIL which advocates for  workers rights, decent work and sustainable development for all.

Children from Institution Immaculee Conception joined the walk near the finish. They sang and waved balloons and carried several banners.

The march ended at University Cheikh Anta Diop, where several dignitaries addressed the crowd;

Morales condemned capitalization and asked Africans to give the world a new meaning.

 

Expectations of Kenyan youth in Dakar

 

Youth taking part in the  World Social Forum have varied expectations of the six-day World Social Forum taking place in Dakar. The forum has brought together several young people and youth groups who want to use the event as a platform to discuss issues affecting them such as unemployment, drug menace, social injustices among others.

Patrick Kamotho is from Bunge la Mwananchi, a social network of people who meet everyday at a public park. The group has been at the forefront in advocating for equal rights among all citizens. Kamotho who is attending the World Social Forum for the first time agrees that it is important fro youth from different parts of the world to meet, discuss and find solutions to issues affecting them. “I expect to create more networks and discuss issues to achieve a united Africa. “I want to know what Africans in the West are doing that we in the East are not doing. I dream for the day we’ll have one foreign currency for Africa.” He says he admires the Ecowas policy where members do not need visas to visit other states.

Dan Caleb Omulo from Disabled Forum Association says his expectations include to build networks and hold discussions, especially on the right of people with disability. “Disabled people have challenges, we want to create a panafrican network that will bring about right to employment and housing,” says Omulo who is disabled on the legs.

David Njihia from Shabaa Youth Movement says his interest is to find out if space has been created for the youth to express themselves on development issues; “The event should act as a platform where we young people can get information. At an individual level, I want to learn the best practices to strengthen Shabaa.”

 

 

 

 

Voir aussi sur le site web de Flamme d'Afrique: http://flamme.panos-ao.org

========================================================================

 

EQUIPE REDACTIONNELLE

Comité éditorial

 

Coordinatrice générale : Sophie NICK

Rédacteur en Chef newsletter: Noël TADEGNON

Rédacteur en Chef presse écrite: Gérard GUEDEGBE

Rédacteur en Chef radio: Hippolyte DOSSOU-YOVO

 

Equipe Rédactionnelle

 

 

Ousseini ISSA (Niger)

Zéguéla BAGAYOKO (Cote d’Ivoire)

Priscille MOADOUGOU ( Cameroun)

Hamza NOMAO (Niger)

Souleymane BAH (Guinée )

Soumaila DAGNOKO (Mali)

Ibrahima BALDE (Sénégal)

Julia WANJIKU NDUNGU (Kénya)

Edwin Kumah DRAH (Ghana)

Said Ahmed El Badaoui (Sénégal)

Rachid MAHAMID (Maroc)

Linda BACH (Kénya)

Kabir Alabi GARBA (Nigeria)

Emmanuel MAYAH (Nigeria)

 

Etudiants CESTI

 

Fidèle GUINDOU

Aicha SENGHOR

Amara SOUMA

Jeanne SAGNA

Safiatou DOUMBIA

Mamadou BARRY

Mamadou THIAM

Julien SENE

Sokhna Khadiatou SAKHO

Fati Ibra DIENG

Firmin ERIC

Dome SILLA

 

Photographe : Boubacar Mandemory TOURE

 

Webmaster : Noel AKAKPO