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Africanbeats@Dakar11 - N° 04 - Mercredi  09  février  2011


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Bulletin quotidien publié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest et ENDA avec la collaboration de IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien, le CESTI, à l’occasion du Forum social mondial 2011 de  Dakar .

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You are receiving this message because you are on the Social Forum mailing list of the Panos Institute West Africa (PIWA  http://flamme.panos-ao.org). Journalists sponsored by PIWA and ENDA in collaboration with IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien,  CESTI,  are covering the World Social Forum (FSM) 2011 that is currently taking place in Dakar, Senegal.

 

 

Articles in English and French

 

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L’appel du FSM pour l’accès aux salles

 

Le comité d’organisation du Forum Social Mondial (FSM) a demandé mardi, au cours d’une conférence de presse, au rectorat de l’université Cheikh Anta Diop de tenir sa promesse d’octroi de salle de classe pour les conférences et débats.  «Nous lançons un appel aux autorités de l’université pour que nous ayons accès aux salles», a dit Taoufif Ben Abdalah, membre du comité d’organisation du FSM.

Avec plus de 130 pays du monde représentés, 1 200 activités, et plus de 7 500 participants inscrits,   les organisateurs estiment que le taux de participation de cette année est plus important que celui du forum polycentrique de Bamako et celui de Nairobi.  Une grande satisfaction a également été tirée de la marche d’ouverture qui a enregistré la participation de plus 70 mille personnes, selon une source policière.  Toutefois à cause de quelques problèmes logistiques survenus certaines conférences et quelques débats prévus au courant de cette semaine du Forum Social Mondial, n’ont pas eu lieu ou ont été reportés.

 

Atelier IPAO  sur les problèmes des radios communautaires

 

Les  difficultés auxquelles sont confrontées les radios communautaires  ont été au centre  des discussions organisées mardi au siège de Enda à Dakar par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) dans la cadre du Forum Social Mondial. Chaque intervenant a mis l'accent sur un aspect précis des problèmes des radios communautaires qui sont une soixantaine au Sénégal  alors elles sont au nombre de 250  en  Côte d'Ivoire. Ils ont évoqué la gouvernance locale, la capitalisation ou encore le passage de l'analogique au numérique. Ainsi, parmi les difficultés auxquelles sont confrontées ces médias, on peut citer l'interdiction du traitement de l'information à caractère politique, la situation  précaire du personnel qui travaille dans ces radios, le manque de personnel qualifié et compétent et la quasi absence de financement, d'autant plus qu'elles ne sont pas autorisées à diffuser de la publicité commerciale. Cependant, elles ne sont pas exonérées par rapport aux différentes charges auxquelles elles font face au même titre que les radios à caractère commercial et la Radio télévision sénégalaise (Rts).  En réalité, elles ont, dans une certaine mesure, amené les responsables locaux à changer de politique en matière de santé, d'environnement, de formation des citoyens. Les questions d'eau, de genre, d'assainissement,  du système éducatif décentralisé n'étaient pas en reste. Encore que leur influence auprès des communautés n'est pas à négliger.

 

Cri de détresse des paysans sénégalais

Des paysans sénégalais venus du Nord du pays ont raconté hier la spoliation dont ils ont été victime. Venus de Diokoul dans la région de Louga au Nord du Sénégal, Maniang Gueye, Moustapha Nguer et Ibrahima Dieng ont profité de la tribune offerte par l’Institut pour la citoyenneté, les consommateurs et le développement en Afrique (Cicodev) et le groupe des Verts du parlement européen pour dénoncer « des pratiques esclavagistes ».

Ces paysans spoliés de leurs terres par les autorités gouvernementales dénoncent ainsi l’injustice dont ils sont victimes.  Selon  Ibrahima Dieng,  rares sont les chefs de familles de son village qui arrivent à assurer les trois repas quotidiens à leurs familles. En cause, les prix trop élevés des denrées qu’eux ne peuvent plus cultiver faute de terre.

Ces villageois, paysans de père en fils depuis des générations ont ainsi perdu leurs terres suite à des manœuvres nébuleuses. « On nous a abusé avec un projet de forage » expliquent les paysans qui au bout du compte ont vus leurs champs être clôturés et attribués à des personnalités avec la complicité des conseillers ruraux.

 

Vers une alliance  africaine entre les IMF  et  les associations de migrants.

Il est organisé depuis le 7 février 2011 au Cybercafé du  campus SINKOU  à l’ occasion du Forum Social Mondial un atelier de trois jours à l’intention des institutions de Microfinance et des représentants   d’associations de migrants d’Europe. Les plus grandes organisations de la diaspora africaine de 10 pays d’Europe avec les 10 institutions microfinance leaders  d’Afrique subsaharienne de l’INAFI INTERNATIONAL  prennent part aux travaux.

L’objectif est de contribuer au renforcement des capacités des associations de migrants basées dans dix pays de l’Union européenne pour qu’elles soutiennent  activement le développement dans leurs pays d’origine et faire en sorte que les institutions de microfinance (IMF) puissent offrir aux migrants des transferts d’argent plus surs et moins chers dans dix pays d’Afrique subsaharienne

Une alliance sera formée au cours de la rencontre dans la perspective d’une  prochaine conférence d’Accra en juin 2011.  Cette alliance aura donc pour but de permettre aux migrants de participer au développement de leur pays en ayant la possibilité de transférer de l’argent à moindre cout. Selon Jean Pouit manageur du projet 1133 agences et 3,5 millions d’épargnants sont concernés. Les responsables envisagent aussi d’offrir une plate forme Internet et Mobile Banking permettant aux migrants de gérer leur épargne à distance dans leur pays d’origine et ainsi de transformer les couteux virements internationaux en un simple retrait en ligne quasiment gratuit  mais ceci dans le cadre et les limites de la réglementation en vigueur dans les pays respectifs.

 

Le FSM c’est aussi des inventions

Le Forum Social Mondial est aussi un espace sur lequel s’exposent des inventions. et  le génie africain s’exprime à travers des instruments peu ordinaires. D’abord le Canacla (acronyme de CANAri à CLApet, comme expliqué sur un prospectus)

Il s’agit d’une « nouvelle technologie de lavage des mains » faite de  canaris inventée par des sénégalais et un belge, Dr Benoit Vanhercke.  Selon une source proche des inventeurs,  «il utilise 30 fois moins d’eau pour beaucoup plus d’hygiène ».

On peut également voir le tabouret à déchets plastiques recyclés. L’idée des inventeurs est de lutter pour la sauvegarde de l’environnement à travers le recyclage des déchets plastiques avec lesquels ils fabriquent des tabourets, des bancs publics et des poubelles.  «Les produits plastiques peuvent être récupérés, valorisés et utilisés pour la fabrication de nouveaux produits », soutient les initiateurs qui proposent « une solution écologique durable ».

 

Pas de  capitaliste au FSM

Une polémique concernant la présence d'une multinationale capitaliste au Forum Social Mondial fait couler beaucoup d'encre et de salive au FSM. Certaines personnes n'arrivent pas à concevoir que les portes du Forum Social Mondial qui préconise la lutte contre l'impérialisme des capitaliste et la défense des peuples victimes de toutes sortes de spoliations soient ouvertes à la société brésilienne du nom de Petrobraz

Mignane Diouf, un des organisateurs du Forum nie toute accointance avec une quelconque entité capitaliste « La société brésilienne Petrobraz fait partie intégrante de la délégation du Brésil» avance t-il. «Les pays qui déplacent des délégations ont toute la latitude pour choisir leurs membres. Ils sont libres de compter parmi eux des syndicats, des associations, des mouvements et autres, nous ne pouvons l'interdire» renchérit t-il. Taoufik Ben Abdallah a tenu a nier l'information selon laquelle la multinationale brésilienne disposerait d'un stand dans l'espace occupé par le Forum Social Mondial« Il y a une tente portant le nom de la maison du brésil réservée à la délégation brésilienne et non à cette société », signifie t-il. Mignane Diouf a souligné que l'organisation a refusé l'argent offert par des sociétés étrangères ou Sénégalaises.

 

Femmes  animatrices de stands: Pas que du commerce !

Une  vingtaine  de stands est occupée par des associations, regroupements, organisations non gouvernementales  des coopératives et autres réseaux de femmes sur le site de l’université Cheikh Anta Diop,  dans le cadre du  11 ème Forum Social Mondial. Des stands qui attirent d’abord par leur achalandage  que par les idéaux véhiculées par  leurs occupantes. Mais lorsque l’on s’intéresse de près à ces stands, on se rend compte que les structures féminines qui les occupent ne sont pas là seulement que pour faire du commerce.

Certes, les pagnes, les chaussures, les chaînes, les colliers, les poteries et autres fruits et produits transformés sont les attraits, mais l’essentiel ne s’y trouve pas comme nous l’ont fait comprendre plusieurs occupantes de stands.

Les produits pour être visibles, pour montrer ce qu’elles savent faire et attirer vers elles des visiteurs et leurs parler ensuite de leurs préoccupation semblent être la stratégie adoptée.

 

Le forum c’est aussi le «business »

L’esplanade de l’Ucad 2 est devenue  le  marché  du donner et du recevoir avec des acteurs soucieux  de  faire fonctionner les échanges  commerciaux.  Ils  profitent de cette occasion où le monde entier est  réuni pour montrer leur savoir faire. « Nous sommes là pour véhiculer un certain civisme alimentaire et promouvoir la consommation locale, éviter aux africains de toujours recourir à l’exportation des produits que nous pouvons nous même produire et transformer», a déclaré M’beye Sène, responsable chargé d’animer le stand de la structure spécialisée dans la transformation de produit laitier.

Des femmes  exposent  des produits locaux comme le mil, les arachides, la poudre de baobab qu’elles transforment pour donner forme à un nouveau produit local.

Pour l’association des handicapés du Sénégal, le forum peut être aussi une source de revenu, c’est pourquoi ses membres ont choisi l’esplanade de l’université pour  présenter des produits de leur association.  Les artisans du village de Soumbedioune au Sénégal, disent avoir leur plus grande part de marché avec la clientèle étrangère que locale.

 

 

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ENGLISH

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Rich Talk, Rich Bazar

Apart from the rich intellectual engagement of issues,  the on-going World Social Forum in Dakar, Senegal has also scored a point as a platform to promote goods and services. But the emphasis is also on the overall theme of the forum: Another World is Possible’. This message is etched boldly in some of the products ranging from cloth materials, decoration, gift items, home appliances, medicines and agricultural materials that complement issues of food security and the need to counter Land Grabs phenomenon, which is become rampant in some of the developing worlds.

In fact, virtually all the social networks and civil society organisations participating in the forum have something to contribute to the overall success of the gathering. Their offering comes in different hues and shapes. There are some that are marketing ideas and innovations especially in the area of technology and discovery.  There are those who focus on knowledge and expertise; while majority puts artistic ingenuity of Africa in perspective. For instance, the display of Canacla, a hand washing technology is drawing attention of participants to the fact that science and technology is not a preserve of a particular race... human being generally have been endowed and with enabling environment and political will on the part of the leadership, sky is the limit. Another lesson that can be drawn from this is the accessibility and affordability.

 

 

South-south co-operation

Though South-South co-operation continues to enjoy support from different quarters, demands are being made that such co-operation must meet basic requirements in promotion of human rights, solidarity and equity of the partners and environmental sustainability. Speakers during a workshop on south-south co-operation stressed the need for the partneship to promote the development of global economic structures and policies that put people's rights first, that respect and promote human rights, gender equality as well as social and environmetal justice.

Vitalice Meja from Reality of Aid said this would ensure that policies that ensure decent work based on employment opportunities, respect for labour rights, provision of essential services such as  health, education, housing water and clean enerygy.

Today massive investments are taking place in Africa under south-south co-operation. From South Africa to Kenya to Sudan to Congo and to Ghana, you name it, China, one of the main partners in the South-South co-operation is involved in several projects.

Meja said civil society can play an important role ion furthering the objectives of the south.

‘Government’s should encourage and financially support civil society engagement and recognise the key they play in implementing and monitoring programmes and policies,’ he said.

 

 

Enough is enough

 

 

For years on end, Third world countries have been pushing for the cancellation of debt by Western governments and International  organizations such as the International Monetary Fund IMF and the World Bank, and instead use the money they spend in paying off their debt to these institutions in eradicating poverty.

Different organizations that advocate for the total cancellation of debt in third world countries are converging at the World Social Forum, under the theme " Don't Owe. Wont Pay". Niger is one of the world's poorest countries, yet it owes the IMF and the World Dank billions of dollars in debt. Issa Aboubacar of the National Network Debt and Development RNDD- Niger says that it is time to compel these financial institutions to cancel the debt of such countries that are so impoverished yet continue to pay their debts at the expense of their national development. Issa says there are two startling facts about Niger : One is that it is the world's poorest country, and that on the other hand,it is the world's second largest producer of Uranium.

"You would think that with my country's production and exportation of Uranium, we would live better. But the truth is that our children do not go to school because there are no professionally trained teachers, our health sector is almost non existent because we do not have doctors,our roads are pathetic and most of our population is unemployed. But how can we develop when everything we get out of the exportation of Uranium goes to paying off these debts?"

However, he does not absolve African governments of blame, saying that they also bear some responsibility in the matter.

 

 

Protest In Dakar Stops Force Eviction In Accra

 

A manifestation of Land Grabs phenomenon that is ravaging the world which the on-going World Social Forum is exposing is Force Eviction. And the social ill is also attracting attention of civil society organisations including Amnesty International, which actually facilitates the participation of some victims of Force Eviction in Nigeria at the global gathering of networks and movements “to tell the world our story”, Prince Peter told Flamme D’ Afrique yesterday. But while the social forum was getting its rhythm on Monday, Amnesty International was mobilising for a protest to counter force eviction placed on Railway community in Accra Ghana. “Yesterday (Monday), we got the news that people of Railway community in Ghana were about to be evicted, so, a protest to the embassy of Ghana in Senegal was organised to campaign against this force eviction,” Peter said.  Although, the protesters did not meet the ambassador,  an official in the embassy attended to them  with a pledge that something urgent would be done.

And the exercise did not only halt the order in Accra, a meeting with the Ambassador had been scheduled for today in Dakar “to see how government can respond to Ghanaian demand of stopping the force eviction completely and start the negotiation with the community,” revealed Hana Salam, communication official of Amnesty International. She lauded the concept of Social Forum as it has afforded Amnesty International to interact with “like-minded participants and colleagues that are working on force eviction, maternal health, public accountability and several other issues slated for debate in Dakar.

 

 

 

Voir aussi sur le site web de Flamme d'Afrique: http://flamme.panos-ao.org

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Français:   http://panos-multimedia.org/flamme/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=56&Itemid=84

 

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