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Africanbeats@Dakar11 - N° 06 -Vendredi  11  février  2011


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Bulletin quotidien publié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest et ENDA avec la collaboration de IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien, le CESTI, à l’occasion du Forum social mondial 2011 de  Dakar .

 

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You are receiving this message because you are on the Social Forum mailing list of the Panos Institute West Africa (PIWA  http://flamme.panos-ao.org). Journalists sponsored by PIWA and ENDA in collaboration with IPS, AMARC, NOVIB, Le Quotidien,  CESTI,  are covering the World Social Forum (FSM) 2011 that is currently taking place in Dakar, Senegal.

 

 

Articles in English and French

 

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Les migrants pour plus d’ implication

Plusieurs organisations ont souhaité hier au cours d’une Assemblée générale portant sur la libre circulation des migrants une implication des ces derniers  dans toutes les initiatives les concernant. Il s’agit de Emmaus International, Secours Catholique, Utopia, Caritas France, France Libertés, la Charte Mondiale des Migrants (adoptée à Gorée juste avant le Fsm), Enda Tiers Monde, La Cimade, Attac, Réseau des Ponts Pas des Mûrs. Elles  s’engagent à travailler de manière concertée pour l’atteinte des objectifs fixés et surtout des propositions faites au cours de la rencontre. Les participants ont évoqué l’implication des migrants dans toutes les initiatives d’information et de sensibilisation, s’appuyer sur le droit et les faire respecter, aller concrètement vers la libre circulation des personnes, constituer un espace international reconnu de discussion et de mobilisation avec les acteurs concernés et rétablir une relation saine entre migrants et développement.

 

Déclaration de l’Assemblée des mouvements sociaux

 

Des mouvements sociaux du monde, réunis en  Assemblée générale dans l’amphithéâtre de l’Ucad II, ont reconnu de  l’apport  capitale de l’Afrique et de ses peuples dans la construction de la civilisation humaine.  Ils ont également tenu à réaffirmer  leur combat qu’ils mènent pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, caché derrière des promesses de progrès économiques et d’apparente stabilité politique. Durant cette rencontre, les mouvements sociaux de tous horizons ont réaffirmé leur soutien et leur solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Egypte et du monde arabe qui se lève aujourd’hui pour revendiquer une véritable démocratie et construire un pouvoir populaire. L’Assemblée des mouvements sociaux a  fait le bilan depuis le Forum de Porto Alegre au Brésil en 2001. Elle  a constatée des avancées qui se traduisent notamment en Amérique Latine, où ils ont réussi à freiner des alliances néolibérales  et concrétiser plusieurs alternatives  pour un développement socialement juste et respectueux  de la nature. L’Assemblée  dénonce, toutefois, le rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias, institutions internationales,…) qui, à  la recherche du profit maximum, continuent leur politique interventionniste  via des guerres, des occupations militaires, des supposées missions humanitaires, la création de bases militaires, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation idéologique. L’Assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires  de tous les pays  à développer deux actions de mobilisation,  coordonner au niveau mondial,  pour contribuer à l’émancipation et l’autodétermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme.

 

 

Youssou Ndour invité surprise du concert «Palestine»

 

La star de la musique Youssou Ndour a été jeudi soir l’invité surprise du grand concert dédié à la Palestine dans le cadre du Forum Social Mondial de Dakar. L’artiste a offert  en live au nombreux public quelques morceaux de son riche répertoire avant de boucler la boucle avec «Redemption song» de Bob Marley. Véritable moment de communion entre l’artiste et le nombreux  public qui a repris en coeur les chansons de Youssou. «Personne ne nous a demandé de venir, nous sommes venus de nous même tranquillement, on ne voulait pas que les gens ne soient pas au courant parce que  je sais que tous les gens qui se sont réuni ici à Dakar pour le Forum Social se donnent par le coeur c’est pour cela qu’on est là ce soir», a déclaré Youssou Ndour qui a souhaité «la liberté pour tous  et le respect pour tout le monde et partout  à travers le monde». Il a été précédé du groupe malien Taman et par les marocains du Gnawa. Le show s’est poursuivi avec Sami Dorbez, un tunisien qui chante en palestinien et par la palestinienne Razan Al Azzeh.  Et pour Mariam D., une palestinienne à l’initiative du concert «Palestine», c’est un pari réussi. «La solidarité des artistes des autres pays et surtout des sénégalais  nous a beaucoup touché, cette solidarité a été spontané» a -t -elle confié. Elle n’a caché également sa satisfaction face à la mobilisation du public composé de sénégalais et de participants au Forum.

 

 

L’eau, bientôt un bien commun

 

 

Après la reconnaissance de l'accès à l'eau pour tous comme un droit humain fondamental par les  Nations unies en juillet 2010, on pourrait s'acheminer vers la reconnaissance de l'eau comme Bien commun. Du moins, c'est l'un des points de l'Appel de Dakar pour le Forum alternatif mondial de l'eau (Fame), prévu en mars 2012 à Marseille, en France.  Cette plate forme est la synthèse des différents ateliers sur la question de l'eau, tenus au cours de la 11ème édition du Forum social mondial, qui s'achève ce jour. Ils se déclinaient sous diverses manières, notamment l'accès à la ressource en eau en Afrique, le droit à l'eau, l'assainissement de l'eau.

Dans la perspective du rendez-vous de 2012, le forum alternatif mondial de l'eau conteste «le Conseil mondial de l'eau et le forum mondial de l'eau, qui présentent l'eau comme une marchandise,  source de profit. Sur cet aspect, lors de l'atelier relatif aux exemples concrets sur la gestion de l'eau, Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Liberté a pris l'exemple de l'Afrique du Sud.

En effet, il y a quelques années la société privée, qui assure la distribution de l'eau avait fait fermer les bornes fontaines de Soweto pour concurrence déloyale. Ce qui avait d'ailleurs été à l'origine du plaidoyer pour que l'accès à l'eau soit reconnu comme un bien vital accessible à tous.

Tandis qu'à Kindia en Guinée, à travers la mise en place d'un service communal de l'eau, les communautés sont sorties de la dépendance de l'entreprise qui assure la distribution d'eau, qui ne tient pas compte de leurs problèmes. Installée dans la capitale Conakry, elle ne s'intéresse pas aux problématiques relatives à l'assainissement, ou encore à la spécificité de chaque quartier.

 

 

Pour la libre circulation des personnes

Au total,  19 propositions  ont été présentés hier  à l’assemblée de convergence pour l’action sur la libre circulation des personnes à l’occasion du Forum Social Mondial de Dakar.

Ces propositions sont les compilations faites de ce qui est ressorti des ateliers du forum social mondial sur la question par Les organisations et initiatives Emmaüs International, Secours Catholique/Caritas France, Utopia, France Libertés, la Charte Mondiale des Migrants, la Cimad, Enda Tiers Monde, ATTAC et le Réseau des Ponts Pas des Murs.

Il  s’agit d’impliquer les migrants dans toutes les initiatives d’information et de sensibilisation ; d’inventer et d’utiliser des outils  pédagogiques adaptés qui valorisent les migrations ; de multiplier les débats d’information et de sensibilisation des citoyens et des acteurs socio-économiques et politiques et de médiatiser la question autrement pour changer la vision sur les migrations. Les transferts des fonds par les migrants étant surtaxés, il a été proposé d’insister sur la lutte contre l’invasion fiscale. Le combat contre l’immigration choisie qui drainent les compétences du continent a été réaffirmé. Et l’assemblée de convergence pour l’action sur la libre circulation des personnes a fermé ses portes sur une note d’espoir. Celle qui est la construction d’une nouvelle humanité puisque les organisateurs de cette assemblée sont convaincus que la thématique de la libre circulation s’inscrit  désormais dans une nouvelle approche de l’immigration.

 

Contre la lutte contre le trafic des enfants en Afrique

La paupérisation croissante des populations, favorisée notamment par les politiques néolibérales, a fait naître un nouveau fléau en Afrique : le trafic des enfants. Dans les pays de la sous région ouest africaine, la pratique est devenue un véritable un fonds de commerce bien organisé, avec l’apparition de profession des passeurs et des placeurs d’enfants.

Devant l’ampleur que prend de plus en plus le phénomène, des organisations ont vu le jour,  dans différents pays pour lutter contre cette forme de trafic humain avec des résultats souvent mitigés. C’est pourquoi,   les associations africaines actives sur ce terrain ont décidé de mettre en synergie leurs efforts, à travers notamment la création d’un cadre dénommé ‘’Réseau Afrique de l’Ouest’’ pour la protection des enfants (RAO), afin de mieux traquer les trafiquants.

Regroupant initialement le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée Conakry, le Mali, le Niger et le Sénégal, ce réseau s’est ouvert à d’autres pays de la sous région, pour mieux assurer la protection de l’enfance à l’échelle régionale.  Cette ouverture a donné naissance à un nouveau cadre dénommé ‘’Coalition ouest africaine pour l’enfance’’ (UCOA), à l’occasion du présent Forum social mondial Dakar 2011.

L’élargissement des bases du réseau insufflera certainement une nouvelle dynamique aux différentes actions menées par le réseau pour mettre fin à la traite des enfants en Afrique.

 

Les retombées positives du Forum

 

Selon les organisateurs, le Forum Social Mondial a atteint  l'essentiel des objectifs fixés.

«Nous avons été surpris par la forte mobilisation autour du Forum», a dit  de Taoufik Ben Abdallah du comité d’organisation du Forum. « Nous attendions 40 à 50 mille personnes, on s'est retrouvé avec le double. Nous avons des raisons de penser que notre objectif a été atteint», a-t-il ajouté.  La participation des Africains a aussi été aussi,  pour les organisateurs, un motif de satisfaction. La quasi totalité des pays africains étaient représentés et ont porté des programmes de luttes menées chez eux. « L'Afrique a eu la parole, elle a parlé de ses défis et de sa place dans la géopolitique mondiale»,  a affirmé Demba Moussa Dembélé, un autre membre du comité d’organisation.  Les nombreux motifs de satisfaction constatés par les organisateurs ne leur a pas fait occulter les problèmes ayant parfois entraver la bonne marche des activités. Le départ du recteur de l'université à deux mois de l'ouverture du Forum a eu des conséquences fâcheuses mais n'a pas entamé la détermination du comité d'organisation.

Cela a été à l'origine de l'indisponibilité de certaines salles. Et pousse Monsieur Dembélé a en conclure que les autorités universitaires actuelles ne sont pas conscient de la portée de ce Forum Social Mondial. L'impact des idées du mouvement alter mondialiste sur les sociétés de toutes origines confondues a été salué par l'organisation« Nous cherchons à atteindre les citoyens à partir de réseaux. En cas de coupure, des manifestations citoyennes sont organisées. La prise de conscience citoyenne s'implante et devrait s'approfondir», constate Moussa Dembélé.

 

 

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ENGLISH

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Nigerian women protest against oil multinationals

 

A large group of Nigerian women yesterday protested at the World Social Forum (WSF) against the activities of oil multinationals operating in the Niger Delta region of their country. The women who said they have been suffering in silence for years said they chose to come to Dakar to seize the opportunity provided by the World Social Forum to cry out to the rest of the world over injustices, denials, killings, oil spillages and other environmental pollution that the over 10 million women in the oil rich region are made to face. Practically wailing and raising their fists in solidarity, the women shouted slogans: "Shell! Chevron! Elf... Get out of our land! ... Shell! Chevron! Elf... Stop the environmental pollution... Shell! Chevron! Elf... Stop killing our women and children...  According to the leader of the group, Mrs. Emem J. Okon, who is also the Executive Director of Women Development & Resource Centre, the protest at an international forum as WSF has become necessary to amplify the voices of women and draw the attention of the world to the plight of women in the hands of oil multinationals. Speaking in a high pitch voice, she said: "This is another opportunity for us to speak out. Because of oil pollution, caused by the activities of multinationals like Shell, Chevron, Elf and so on, women living in the Niger Delta region are suffering from cancer, skin diseases; we are experiencing still births and some of us are having babies with defects. We cannot get good drinking water; our rivers are polluted, the fishes are all dead and some of us whose occupation is fishing do not know what else to do. Oil pollution has also affected our farmlands so much so that as I speak to you now, there is no land to grow maize, cassava, yam or any food or economic crop."

Emem Okon who said there was over one hundred cases of oil spillage by Shell Petroleum alone, added that one of the saddest experiences faced by women in the oil- producing area of Nigeria was that of violence against women.

 

 

Against over excessive mining and over extraction of natural resources

As the 11th edition of the World Social Forum draws to a close, it is time for different organizations, campaigners and activists alike to take stock of what they have been doing during the forum, as well as give a summary of their message to the world through the forum. Mining and the extraction of natural resources has proven to be a thorn in the flesh of global politics. It is the general view of many an environmenal analyst that to a certain degree, some extraction of natural resources is essential for human existence, refering mainly to food production and necessities. However, when this extraction is done to such an extent that it threatens to deplete the earth of its resources, as is the case today, there is need for concern. The rapidly increasing global population, excessive demand for minerals as well as the world's consumerism, that is the materialistc view of gold and diamonds, have been blamed for the overwhelming pressure excerted on the earth to produce there resources. Technology has been said to compound the problem further. It takes less time to cut down a tree today with a machine, than it did in the past when people only used saws, therefore defforestation is done in large scale. Attendants of the Assembly for action on the change of exploitation of natural resources held yesterday, were treated to an array of stories on expoitation of natural resources from different parts of the world. They listened in shock, awe and disbelief as speaker after speaker narrated their experiences and consequences of over extraction of natural resources.

 

Environmentalists at WSF draw Road Map to Rio

Climatic and environmental  groups have drawn  a road map that will ensure that  the next world climate conference dubbed as Rio +20 does  not fail as other climate meetings.  Rio+ is to be held in May 2012.

As part of preparations for the Rio Conference, Durban will be hosting  COP 17  at the end of this year. For the Durban meeting to be successful, Marcia Andrews of Peoples Dialogue of South Africa called for greater African participation in  the preparatory events.

She  told  Flamme d’Afrique  that the Dakar meeting was “a very  important” because it brought together environmental  and ecological issues.  They discussed a common agenda and agreed on the need for a road map.

Marcia Andres said the meeting agreed to mobilize people  from below  to take the country processes forward to make sure all people know the importance of climate and ecological issues.

From Durban, COP17, the Committee preparing for Rio and the Committee that comes from Bolivia Cochabamba will co-ordinate their strategies for Rio+20.

 

 

Lack of information slowing down campaign against hunger

Everyone has a right to food but not many are aware of it, Basuda Gurung, an activist from Nepal said yesterday. Lack of information, the activist said, was a major hindrance to hunger eradication and stressed the need to educate local communities on their right to food.

“Governments must ensure that food is available to everyone and we activists must push for policies that favour local communities,” said Gurung, a member of Food First Information and Action Network (FIAN). FIAN, she said, was involved in educating local communities in Nepal on their right to food. “We for instance ratified the International Covenant on economic, social and cultural right but not many were aware and so we had to educate the people on its implications,” said Gurung. She was speaking at a workshop on “Food sovereignty, strengthening peasant based agriculture as an answer to food prices and climate crisis.

Members of La Via Campesina, CNCR, Friends of the Earth International, FIAN, ROPPA and ATTAC France also took part in the campaign.

IFAN, she said, also advocates for the government to make food available toHIV/Aids patients on ARVs. “Without food the treatment cannot be effective and that is why we insist they get food.” Speaking on the sidelines of the workshop, Bakari Nyari from RAINS, Ghana, said Africa cannot achieve food sovereignty because “there is a conspiracy to destroy African seeds.

 

Voir aussi sur le site web de Flamme d'Afrique: http://flamme.panos-ao.org

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Audio: Suivez  nos reportages sur les liens suivants:

Français:   http://panos-multimedia.org/flamme/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=56&Itemid=84

 

 

English: http://panos-multimedia.org/flamme/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=55&Itemid=83

 

 

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