Investissements : L’inde promet encore et plus à l’Afrique

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Trois ans après le sommet de New Delhi, l’Inde ne semble guère déçue de son partenariat avec l’Afrique. Le bilan dressé est satisfaisant et donne envie de faire mieux pour consolider les acquis. D’où une augmentation de la mise en direction de l’Afrique pour soutenir les efforts de développement du continent.

Par Diacounda SENE

«Je suis fier et satisfait de dire que le partenariat Afrique-Inde est devenu une référence parmi nos engagements». Le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, se projette, à partir de là, vers un avenir prometteur, au regard  de «réalisations qui augurent de bien d’autres encore». Un appel du pied auquel l’Inde semble bien préparé à répondre. Devant les représentants des 15 délégations africaines, dont neuf chefs d’Etat, le Premier ministre indien Manmohan Singh a annoncé l’engagement de son pays à s’investir d’avantage en Afrique, pour une satisfaction totale des attentes, à l’occasion de l’ouverture du 2e Sommet Afrique-Inde, les 24 et 25 mai, à Addis Abeba.

Avec l’aisance et la générosité du donneur face aux limites et gênes du démandeur, M. Singh a lancé aux chefs d’Etat africains : «Nous ne pouvons pas être entièrement satisfaits car nos peuples s’attende à beaucoup plus de notre part. Je suis fier de vous annoncer que l’inde va continuer à soutenir l’Afrique dans le développement de ses infrastructures, l’intégration régional et dans le développement de ses ressources humaines.» Pour les trois années à venir, ceci va se traduire par 5 milliards de dollars de ligne de crédit pour aider à l’atteinte des Objectifs de développement du millénaire. Une somme qui n’a rien à voir avec les 700 millions de dollars que l’Inde compte offrir pour la réalisation de nouvelles institutions et programmes de formation qui seront installées au Ghana, en Ouganda, au Burundi et au Botswana, suivant les différentes régions économiques d’Afrique subsaharienne. En plus, 300 millions de dollars sont annoncés pour soutenir le projet de construction du chemin de fer devant relier l’Ethiopie au Djibouti.

New Delhi annonce ainsi la création d’une université virtuelle Afrique-Inde pour répondre à la demande africaine en études supérieures dans les instituts indiens. Ceci s’accompagne de la mise à disposition de quelque 900 bourses d’études destinées aux étudiants africains, un nombre qui dépasse celui de 500 bourses annoncé en 2008.

Par ailleurs, il s’agit aussi pour l’Inde d’aider à la création d’une valeur ajoutée à travers l’établissement d’un marché régional d’exportation. Notamment d’un centre textile intégré qui va soutenir l’industrie du coton et sa transformation en produits de qualité. M. Singh déplore aussi l’insuffisance des connexions entre les deux parties à cause des lacunes notées dans le domaine du transport aérien et pense qu’il faut y remédier pour mieux huiler les échanges.

 

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