Crise libyenne : L’Ua appellent à un cessez le feu et travaille à des négociations

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Autant l’Afrique peut se prévaloir d’une bonne croissance économique grâce à ces relations avec l’Inde, autant elle doit réfléchir sur des solutions aux conflits qui secouent certains pays. En marge du Sommet Afrique-Inde qui se tient à Addis Abeba, les membres du Conseil de sécurité de l’Onu et du Conseil de pays et de sécurité de l’Union africaine se sont réunis pour le renforcement de leur méthode de travail en vue du maintien de la paix et de la sécurité.

Par Diacounda SENE

Pour le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique, s’est tenu en marge du deuxième sommet Inde Afrique à Addis Abeba une rencontre entre les membres du conseil de sécurité de l’Onu et du Conseil de paix et de sécurité (Cps) de l’Ua. Cette 5ème réunion consultative tenue le 23 mai s’est notamment focalisée la crise libyenne. Elle a été suivie d’une session extraordinaire de la Conférence de l’Union sur l’état de la paix et de la sécurité en Afrique, tenue les 25 et 26 mai.

Face à la poursuite des violences, le communiqué publié à l’issue de la réunion a réaffirmé l’attachement des deux institutions à la mise en œuvre intégrale de la résolution 1973 pour assurer la sécurité des civils. Elles ont ainsi « exigé le cessez-le feu immédiat ainsi que la cessation de toute les actes de violences, attaques et exactions sur les civils». Car si certains estiment que la solution à la crise libyenne est milliaire, les membres du Cps de l’Union africaine pensent plutôt à « la nécessité d’une solution politique». Ils ont également convenu de «la nécessité d’une coordination étroite en appui aux Nations unies, de tous les efforts visant à trouver une solution de crise qui réponde aux aspirations de peuple Libyen ». Non sans exprimer leur « préoccupation face à la détérioration de la situation humanitaire dans le pays ». A cet égard, ils ont appelé au respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ainsi que la création des conditions nécessaires à l’acheminement de l’aide vers les populations civiles.

Au regard de sa feuille pour la recherche d’une solution de paix dans le conflit libyen, l’Union africaine travaille ainsi à amener les deux parties à s’asseoir pour des négociations directes, en vue de définir la nature d’une période de transition à mettre en place. L’Envoyé spécial du président de la Commission travaille dans ce sens et devrait retourner en Libye la semaine prochaine.

La crise ivoirienne s’est aussi invitée au débat, pour laquelle il a été question de «vigilance» et d’«engagement continu dans le processus de stabilisation et de consolidation de la paix ». Avec un soutien réaffirmé aux autorités ivoiriennes dans leurs efforts à promouvoir la justice et la réconciliation.

Pour ce qui est du Soudan et de la Somalie, les deux instances n’ont pas caché leur inquiétude face à l’instabilité et l’insécurité. Ils invitent « les parties prenantes aux conflits à encourager la promotion de la paix à déposer les armes et à se joindre au processus de paix »

 

 

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