Le premier sommet Inde-Afrique s’est tenu les 8 et 9 avril 2008 à New Delhi. Seize délégations, dont six avec des chefs d’Etat africains, y avaient participé. Notamment  les présidents Abdoulaye Wade (Sénégal), Joseph Kabila (RDC), John Kufuor (Ghana), Thabo M’Beki (Afrique du Sud), Yoweri Museveni (Ouganda) et Jakaya Kikweté (Tanzanie). L’agenda de ce sommet avait essentiellement porté sur la coopération et les échanges commerciaux. Le deuxième sommet, prévu du 20 au 25 mai 2011, se tiendra dans la même mouvance.

Cette coopération entre l’Inde et l’Afrique commence à se structurer à un moment où le continent est l’objet de nombreuses approches bilatérales, de la part de pays émergents. Qu’ils soient arabes (Qatar), asiatiques (Chine) ou latino-américains (Venezuela). Ce nouvel axe est présenté comme porteur de rupture par rapport aux relations Nord-Sud qui n’ont pas aidé au développement de l’Afrique, mais plutôt favorisé l’exploitation et l’accaparement des ressources africaines.

Lors du sommet Inde-Afrique de 2008, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, avait annoncé une série de dispositions tarifaires relatives aux exportations vers son pays. Il était, entre autres, question de l’instauration d’un régime préférentiel tarifaire hors taxe pour les pays moins développés au monde, « dont 34 se situent en Afrique». Ledit programme devait couvrir 94 % des lignes tarifaires totales de l’Inde, concernant le coton, le cacao, l’aluminium, le cuivre, les noix de cajou, la canne à sucre, le prêt-à-porter, les filets de poisson et les diamants non industriels.

Pour améliorer une coopération qui, entre 2004 et 2008, avait porté sur « des lignes de crédit de 2,15 milliards de dollars (plus de 900 milliards de F CFA), l’annonce avait été faite de la mise en place d’un crédit supplémentaire de 5,4 milliards de dollars (plus de 2250 milliards de F CFA).

La coopération indo-africaine devait aussi porter sur l’augmentation du budget du programme « Aide pour l’Afrique », avec 500 millions de dollars à investir sans les 5 à 6 ans à venir à partir de 2008. Les secteurs à couvrir portaient sur la science, les technologies de l’information, l’enseignement professionnel, la recherche, l’énergie, l’agriculture.

Le deuxième sommet qui se tient du 20 au 25 mai à Addis-Abeba est présenté, du côté de New Delhi, comme une rencontre d’évaluation des mesures prises et initiatives menées depuis la première rencontre. Selon le ministre indien des Relations extérieures, sur les 5.4 milliards de dollars de crédit, plus de 2 milliards auraient été utilisés à mi-parcours.

Quelques thèmes relatifs au sommet :

  • Partenariat Inde-Afrique : bilan à mi-parcours et vision pour l’Afrique
  • L’investissement privé indien en Afrique
  • L’Inde et l’exploitation des ressources extractives en Afrique
  • L’inde et le développement agricole en Afrique
  • Mise en œuvre du programme « Aide pour l’Afrique
 

  • Africa-India Summit
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