AFRIQUE-INDE, L’heure du bilan à mi-parcours

Envoyer Imprimer PDF

L’Afrique et les émergents, l’histoire commence à s’écrire avec plusieurs chapitres et des scénarios qui se cherchent encore un fil conducteur solide et porteur. Du 20 au 25 mai, ce sont les relations Inde-Afrique qui sont passés au révélateur. Il s’agit de mesurer le chemin parcouru depuis trois ans autour de cette coopération que Delhi a dotée de 5 milliards de dollars de crédit, pour voir comment baliser le futur proche.

Par Diacounda SENE

Trois ans après le sommet de New Delhi, l’inde et les pays africains se donnent rendez vous du 20 au 25 mai  2011 à Addis-Abeba, pour la deuxième édition de leur rencontre d’affaires. Pendant sept jours, les pays africains et leurs partenaires indiens ont à débattre du thème : «Renforcement du partenariat: une vision partagée». Il s’agit de renforcer la coopération bilatérale en  vue d’un développement mutuel.

Ce nouvel axe de partenariat sud-sud est présenté comme porteur de rupture par rapport aux relations Nord-Sud qui n’ont pas aidé au développement de l’Afrique. Du côté de New Delhi, on s’attend à une évaluation des programmes engagés depuis la première rencontre. La coopération entre l’Inde et l’Afrique en était alors à ses balbutiements. Entre 2004 et 2008, les lignes de crédit ouvertes par l’Inde vers l’Afrique étaient de 2,15 milliards de dollars, soit plus de 900 milliards de F CFA. Avec le nouvel élan qui s’est mis en place, un crédit supplémentaire de 5,4 milliards de dollars (plus de 2 250 milliards de francs CFA) a été accordé par New Delhi. Le 18 mai 2011, le secrétaire du ministère des Affaires étrangères indien, Vivik Katju, en visite à Addis-Abeba, en prélude au sommet, soulignait la perspective d’une signature d’un mémorandum portant sur le renforcement des capacités, en vue de mettre en application les décisions prise lors du premier sommet.

Au sortir du sommet de Delhi, la coopération indo-africaine devait porter, entre autres, sur l’augmentation du budget du programme «Aide pour l’Afrique», avec 500 millions de dollars à investir sans les 5 à 6 ans à venir. Les secteurs à couvrir portaient sur la science, les technologies de l’information, l’enseignement professionnel, la recherche, l’énergie, l’agriculture. Des pistes se dégagent déjà. Il est question d’un Institut international des technologies Afrique-Inde, d’un Institut de l’éducation de la planification et de l’administration, d’un Institut des Affaires étrangères et de dix centres de formation professionnels.

Ce sommet Inde-Afrique n’est pas seulement une rencontre d’affaires, elle se double d’une dimension géopolitique. Dans la perspective des réformes envisagées au niveau du système des Nations Unies, une coalition indo-africaine se met en place pour l’obtention de siège de membres permanents au Conseil de sécurité. Pour Delhi et pour l’Afrique. La question occupe une place essentielle dans ce sommet, à côté d’autres questions liées au terrorisme et aux changements climatiques.

La partie officielle du sommet, qui s’ouvre le 23 mai,  dans la foulée de la réunion des experts et des ministres, est présidée par le président de l’Union africaine, l’Equato-Guinéen Théodoro Obiang Nguéma et le premier ministre Indien Manmohan Singh.

 

  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit
  • Africa-India Summit