Conclave DES investisseurs indiens et africains

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L’Afrique tire vers l’agriculture et les infrastructures

Par Ousseini Issa

Les rencontres sectorielles se poursuivent à Addis Abeba dans le cadre du deuxième sommet Inde/Afrique dont les travaux préliminaires ont débuté le 20 mai dernier, au siège de l’Union africaine. Entre investisseurs indiens et africains on cherche à s’accorder sur les besoins et les attentes, on échange les expériences en matière de montage d’affaires, on déroule les opportunités d’investissements qui s’offrent à chacune des parties et on balise les axes de renforcement du partenariat noué à l’occasion du premier sommet tenu du 4 au 9 avril 2008 à New Delhi (Inde).

Placé sous l’autorité des ministres de commerce ayant fait le déplacement de la capitale éthiopienne pour participer au forum, un conclave d’affaires à servi de cadre à ces discussions durant une bonne partie de l’après du samedi 21 mai. La quasi-totalité des grands groupes indiens intervenant en Afrique, comme Marico Industries Ltd, Godrej Group, Bharti Airtel Ltd, Karuturi Global, Punj Llod Ltd, Tata International, Global therapy & Alliance Management, Rambaxy étaient représentés à un très haut niveau à cette rencontre d’échanges. Tous interviennent dans des secteurs porteurs comme les infrastructures, l’automobile, les télécommunications, l’industrie pharmaceutique, les biens et services…

L’exercice a consisté pour les investisseurs, notamment indiens, à prendre à tour de rôle la parole pour expliquer à leurs homologues africains le secret de leur réussite, leur perception de l’Afrique du point de vue des investissements et les perspectives de renforcement des affaires qu’ils nourrissent. Les discours ont convergé pour noter que l’environnement des affaires est propice en Afrique, avec un marché encore sous exploité doublé d’une hospitalité de la population. D’où une disponibilité affirmée par les Indiens à renforcer leurs interventions sur le continent.

Le secrétaire exécutif du NEPAD, Ibrahim Assane Mayaki, situe cette coopération en rapport avec les objectifs poursuivis par son institution. Avec une priorité portée sur l’agriculture et les infrastructures. Dans un contexte de crise alimentaire quasi permanente, qui s’est aggravée depuis 2007 à travers le monde, les questions agricoles sont devenues fondamentales en Afrique. Aujourd’hui, il est question d’un cadre stratégique d’intervention visant à augmenter de 6% chaque année la production agricole dans les pays africains. Mais pour M. Mayaki, les Etats, à eux seuls, ne pourront pas financer efficacement le développement de leur agriculture. Un partenariat public/privé est ainsi souhaité dans ce secteur, présenté comme une piste importante qui mérite d’être explorée dans le cadre indo-africain.

L’Inde est aussi attendue dans le développement des infrastructures, notamment de communication. Plusieurs grands projets régionaux, dont certains ont déjà fait l’objet d’études de faisabilité., n’attendent que les financements ui permettront de donner les premiers coups de pioche. Parmi ceux-ci figurent la Transsahienne, destinée à faciliter les échanges entre le Maghreb à l’Afrique noire. Il y a aussi le projet de maillage de l’Afrique par la fibre optique pour le développement des télécommunications, ainsi que les projets ferroviaires pour accroître le volume des échanges commerciaux entre les pays, etc.

A travers cette coopération Inde-Afrique, une des attentes reste ainsi de corriger  les tares de la colonisation, quand les infrastructures étaient conçues l’approvisionnement de la métropole, plus que pour la promotion des échanges entre les pays africains.

 

  • Africa-India Summit
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