(FR) Sommet de la terre de Rio+20, la population civile réclame son patrimoine accaparé

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Prévue pour être une Conférence des Nations Unies pour le Développement Durable, le rendez-vous de Rio+20 sert également de prétexte aux sociétés civiles mondiales qui, à une heure et demie de route  des murs sécurisés des institutions qui dirigent ce monde, organisent aussi son sommet. Aux allures des Fora sociaux mondiaux, le sommet des peuples offre la diversité mondiale des civilisations de la planète. Africains, européens, indiens, asiatiques s’y côtoient.  Le sommet des peuples porte bien son nom.

Les mouvements sociaux y exhibent leur message en faveur de la terre, dont l’une des principales douleurs est l’accaparement qui prend de l’ampleur dans les pays africains en particulier. On estime à plus de six millions d’hectares les terres africaines qui sont la propriété de groupes internationaux, de pays ou d’agro-businessmen.

 

La stratégie est simple explique M Goïta du Mali. Pour maintenir l’Afrique dans la pauvreté et la dépendance vis-à-vis des multinationales, il faut privatiser le patrimoine foncier.
Un exercice qui a commencé depuis plus de dix ans et qui à coup sûr permettra dans moins d’une décennie d’atteindre l’aliénation totale de l’Afrique à l’approvisionnement en nourriture du continent par les multinationales.
En Afrique au Mali, 98% des bonnes terres sont parties aux pays comme la Libye, la Chine etc. Plus de 55% de la force de production du pays est sans terre. Une réalité en contradiction avec la culture malienne qui croit que la terre appartient à trois personnes : les ancêtres, les Maliens d’aujourd’hui et ceux de demain.
Au Bénin, la Chine achète les terres, en détient des titres fonciers, produit et exporte tout vers ses populations. Elle achète ensuite le manioc, une des principales ressources alimentaires du pays pour en faire de l’éthanol. Dans le nord du Bénin, dans la région de l’actuel président Boni Yayi, des centaines d’hectares sont mis en location à 5000F CFA l’hectare et par année. EN plus de ces multinationales, les hommes riches du Bénin achètent les terres, mettent les paysans au chômage et ne produisent pas.
En cas de refus de vente de leurs propriétés, les paysans subissent des pressions de toute sorte, sont menacés et ou simplement dépossédés sans que l’état ne leur vienne en aide. Une complicité qu’une organisation syndicale des paysans dénonce depuis dix ans sans grand succès.
Ces différents cas sans compter le Sénégal où ce sont des projets d’état qui favorise l’accaparement des terres justifie la forte mobilisation des pays subsaharien dans ce Sommet des Peuples de Rio+20.
L’Afrique et les pays victimes du phénomène veulent parler d’une voix et mener une lutte commune internationale contre le vol et l’appauvrissement des peuples. Même s’ils sont conscient que les jeux sont faits avant même le début de ce sommet, ils se donnent le moyen ici d’unir leur force pour dire non et s’unir contre ce qu’ils considèrent comme un modèle économique non durable et en faveur de la paupérisation mondiale au profit d’individus dangereux pour la race humaine.


 

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